LIBERTÀ PER TUTTI I PATRIOTTI


PRUCESSU BACCI E PES

 


Procès Fabrice Bacci et Antoine Pes : 13 et 10 ans de réclusion : LE SCANDALE

Le 29 février 2008 :  (  www.carcorica.com ) le Comité Anti Répression a procédé à un tractage en Corse (Bastia, Corti, Aiacciu...) pour dénoncer le verdict inique dans le procès Bacci-Pes.

Voici l'intégralité du tract

Une instruction basée sur des témoignages incohérents et contradictoires de la police.

Une procédure policière illégale, basée sur des méthodes à l'époque interdites par la loi (balise dans les véhicules).

Un procès mené entièrement à charge par la Présidente de la cour spéciale de Paris.

Une Présidente qui refuse d'entendre un témoin pouvant être favorable à la défense.

Une Présidente qui par contre fait comparaître à la barre, au dernier moment, une personne se trouvant dans l'assistance, en espérant la faire revenir sur ses déclarations en garde-à-vue, favorables à l'un des accusés.

Une Présidente qui refuse aux avocats de la défense les photocopies de pièces à verser au dossier, les obligeant à s'absenter pour trouver un photocopieur, et continuant les débats sans eux.

Dans son scandaleux réquisitoire (15 ans requis) l'avocat général, ne pouvant se prévaloir ni de preuves, ni d'aveux, incapable d'établir une quelconque culpabilité, a le culot de déclarer officiellement : "puisqu'ils avaient une balise sous leur voiture, c'est qu'ils sont coupables !".

Loin de s'en tenir là, l'avocat général a allègrement invité les magistrats à bafouer la loi. En effet, en droit français, une peine doit être appliquée en tenant compte de l'environnement social et professionnel des accusés. Or, d'après l'avocat général, derrière chaque corse d'apparence respectable peu se cacher "un dangereux terroriste". Et c'est peut-être sur cet inacceptable procédé que Fabrice et Antoine ont été condamnés.

Aujourd'hui, encore une fois, deux jeunes militants nationalistes ont été lynchés par la justice française.

Est-ce le fait que les attentats dont on les accuse aient visé des représentants des forces de l'ordre qui a motivé l'incroyable dureté de cette condamnation dont la lourdeur met en cause de façon intolérable plusieurs principes de droit et de démocratie : juridiction d'exception, détention préventive abusive, présomption d'innocence bafouée, manipulation policière, indépendance de la justice, délit d'opinion politique, racisme anti-corse, droits de la défense entravés et bien d'autres encore…

Nous n'acceptons pas que ces patriotes soient les nouvelles victimes d'une politique de mise au pas de notre peuple.

Nous n'acceptons pas que leurs enfants soient pendant de longues années encore privés de leur père.

Nous n'acceptons pas que les mères et les femmes de ces hommes subissent les conséquences de l'exil carcéral.

Nous sommes, pour notre part, aux côtés de l'ensemble des victimes de ces injustices et tout particulièrement, ce soir, auprès des proches de Fabrice et Antoine qui malgré l'insupportable injustice qui les frappe ont démontré qu'ils savaient rester des hommes dignes et fiers de leurs idéaux.

Libertà pà Fabriziu è Antò                        Libertà pà u populu corsu

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Procès Fabrice Bacci et Antoine Pes : Compte rendu d'audience du 27 et 28 février

(  www.carcorica.com ) Paris - Les 27 et 28 février 2008 - Depuis lundi, Fabriziu Bacci et Antone Pes sont jugés par la Cour d'Assise spécialement constituée de Paris pour des actions perpétuées en octobre 2003 contre l'appartement du commissaire Gobillard et le véhicule personnel de l'inspectrice Belon, en poste à la brigade financière du commissariat d'Aiacciu.

Comme relaté dans le précédent communiqué, les deux hommes ont décidé de ne plus participer au débat suite au refus de la Présidente d'accéder à leur demande d'auditionner le prétendu policier du RAID qui aurait surveillé Fabriziu Bacci la nuit des attentats. Pour rappel, ce rapport de surveillance est présenté comme un faux évident par la Défense, qui suspecte fortement la présence d'une balise, pratique habituelle (et reconnue à demi-mot par les responsables d'alors à la barre) mais légalisée qu'avec la loi Perben II, quelques mois plus tard..

La journée de mercredi a été consacrée aux témoignages des experts qui ont effectué les constations sur les véhicules et les effets personnels de Bacci et Pes. Alors que dans un premier temps, des traces de composants d'explosifs auraient été trouvées, la contre-expertise a démontré le contraire... La police française nous a déjà démontré dans le passé que pour condamner des Corses, elle n'hésitait pas à utiliser des méthodes dignes des régimes les plus contestés de l'Histoire. On pourrait citer le cas des vrais-faux explosifs de Mathieu Filidori ou encore le faux PV mettant en cause Jean Castela et Vincent Andriuzzi.

L'audition d'autres témoins, plus ou moins proches des accusés, dans l'après-midi nous permettait d'apprendre que la simple possession d'un tee shirt arborant le ribellu était suffisant pour classer un homme en tant que "possible activiste du FLNC" !

Aujourd'hui, jeudi 28 février, au terme d'un réquisitoire résolument antinationaliste et plus largement anticorse, la représente de l'Etat demandait une peine de 15 ans d'emprisonnement à l'encontre de Fabriziu Bacci et Antone Pes ! 15 années de prison pour un logement et une Saxo ! Malgré les dénégations régulières de l'Etat français qui refuse de reconnaître à nos militants le statut de prisonniers politiques, il s'agit, encore une fois, de sanctionner un engagement idéologique plus que l'action en elle-même. Elle justifiait cette demande en signifiant vouloir "briser le cycle actions-répression".

Que l'Etat ne s'y méprenne pas. Le Peuple Corse saura répondre présent, comme il l'a toujours fait au cours de son histoire.
Vendredi sera rendu le verdict du procès Bacci-Pès. Au-delà de nos convictions politiques, le C.A.R. exige l'acquittement de ces deux hommes que rien ne permet de condamner. Parce que la France a déjà trop d'erreurs judiciaires volontaires à son passif. Parce qu'on ne condamne pas des hommes qui luttent pour leur idéal. Parce qu'il y a aussi des mères, des femmes et des enfants qui attendent le retour de leur fils, de leur mari, de leur père.

LIBERTÀ PER FABRIZIU È ANTONE !

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Le C.A.R et C.N.I annoncent leur position pour les élections municipales

Le 28 février 2008 :  (  www.carcorica.com ) Le peuple corse est aujourd’hui menacé en tant que communauté originale sur sa terre.

Chaque année, 4000 nouveaux arrivants viennent confisquer le marché de l’immobilier et de l’emploi. S’inscrivant massivement sur les listes électorales, ils privent progressivement les Corses de la maîtrise de leur devenir.

Cette démarche n’est pas le fruit du hasard : elle est organisée par Paris et ses relais locaux.

Aujourd'hui, nous nous exprimons depuis la cité  d’Aiacciu , ou il y a seulement quelques semaines , le président de la République Française , dans une  ville qu’il a mis en état de siège, avec la complicité de la classe politique traditionnelle, était reçu en grande pompe à la  préfecture, à l’assemblée territoriale  et enfin à la municipalité d’Aiacciu.

L’attitude de fermeture adoptée par Nicolas Sarkozy, allait finalement discréditer tous ceux qui attendait une quelconque avancée  de sa part. Pour notre part, nous étions ce jour là dans la rue pour nous opposer à ces pratiques, tout comme nous sommes maintenant présents pour dénoncer la situation faite à notre pays.

Pendant ce temps les Corses connaissent les plus grandes difficultés. La situation sociale s’aggrave, le désespoir s’installe. Demain, ces Corses seront contraints de s’exiler, comme ont dû le faire tant de nos compatriotes il y a quelques décennies.

Face à Sarkozy et à ses complices locaux, face à ce système et à la situation que l’on voudrait nous imposer, trois attitudes sont possibles :

- La première consiste à nier la réalité, telle l’autruche qui plonge la tête sous le sable.

- La seconde consiste à reconnaître cette réalité et prétendre la traiter par un faux dialogue qui n’est en fait qu’un renoncement : politique de la main tendue vers Sarkozy, condamnation d’autre patriotes, discours « politiquement correct », etc.

- La troisième, qui est celle de Corsica Nazione Indipendente, consiste à relever le défi, à refuser la capitulation et l’abdication de notre dignité collective.

Seule cette troisième attitude peut permettre de sauver le peuple corse et d’espérer, demain, construire une paix qui ne sera pas celle de la soumission.

Cette attitude est celle de la résistance.

Elle est celle de la solidarité à l’égard de tous ceux qui résistent depuis les militants associatifs et syndicaux jusqu’à ceux du FLNC de l’union des combattants.

Elle est celle de la liberté.

Dans le secret de l’isoloir, les corses sont libre d’accomplir, par leur vote, un acte de résistance.

À ce moment là, il ne faudra pas se tromper, car le seul vote contre le système de domination qui nous est imposé sera le vote pour les listes présentées ou soutenues par Corsica Nazione Indipendente.

Au moment du dépouillement, seul ce vote sera interprété comme un rejet radical de la situation faite à la Corse par Paris.

Seul ce vote  sera un vote utile de défense de notre peuple.

Les suffrages ne doivent pas véhiculer un message édulcoré ou ambigu, qui serait interprété par Paris comme un acte de soumission.

Le décompte des voix Corsica Nazione Indipendente permettra de mesurer la capacité de résistance du peuple corse, qui est seule de nature à faire changer la politique parisienne à l’égard de notre pays. 

En ce qui nous concerne, nous n’avons passé aucun accord de deuxième tour. Notre comportement à cet égard sera celui qui a toujours été le nôtre. Jamais nous n’accepterons de renoncer à ce que nous sommes, d’édulcorer notre discours ou de donner des gages d’une quelconque manière aux partis dits traditionnels pour occuper un strapontin. Aucune alliance n’est envisageable sans la prise en compte, au grand jour, de nos idées essentielles et en premier lieu la reconnaissance de l’existence de notre peuple et un engagement clair pour la réouverture du dossier corse vers une véritable sortie de crise.

Que l’on n’attende pas de nous le moindre reniement dans l’espoir d’accéder aux responsabilités. Ce genre de propositions nous ont souvent été faites par le passé. Nous les avons toujours rejetées.

CORSICA NAZIONE INDIPENDENTE /  C A R

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Procès Fabrice Bacci et Antoine Pes : Compte rendu du 25 et 26 février

(  www.carcorica.com ) Paris – Les 25 et 26 février 2008 – Depuis lundi, Fabriziu Bacci et Antone Pès sont jugés par la Cour d’Assises spéciale à Paris. L’audience concerne deux actions de résistance contre des fonctionnaires de la police coloniale en octobre 2003.

Comme l’a dénoncé le Comité Anti-Répression il y a quelques jours, ces deux hommes sont incarcérés dans les prisons françaises depuis respectivement 1586 jours et 1404 jours, soit environ 4 années d’enfermement alors qu’ils sont encore et toujours présumés innocents. Pas pour tout le monde, cependant. Comme souvent avec la DNAT et la police politique française, le dossier est vide de toute preuve, les seules existantes étant falsifiées.

C’est ainsi que dans le cadre de ce procès, un rapport de surveillance émis par le RAID à l’encontre de Fabriziu Bacci est fortement contesté par la défense. En effet, un fonctionnaire de ce corps d’élite aurait aperçu, par le plus grand des hasards, le véhicule de Fabriziu à deux reprises dans la même nuit, puis une troisième fois au petit matin ! Et tout cela, la nuit où a été commis les attentats. De plus, de nombreuses incohérences et contradictions sont apparues au cours de l’audition des différents intervenants dans ce dossier (DNAT, SRPJ, RAID…).

En conséquence, aujourd’hui (mardi 26 février), la défense a demandé à ce que la personne ayant effectué cette surveillance soit entendue par la Cour, dans le respect de l’anonymat que lui confère sa fonction. Il n’est pas inutile de rappeler que ce procédé avait été utilisé lors du procès d’Yvan Colonna avec une audition de deux policiers par le biais d’une visioconférence à visage masqué.

Cette demande a pourtant été refusée, la Cour se déclarant incompétente. Dès lors, Fabriziu et Antone ont décidé de ne plus répondre aux questions des magistrats afin de protester contre une instruction menée uniquement à charge et de laisser ainsi leurs avocats démontrer toute leur innocence. Le verdict est attendu pour vendredi

Le Comité Anti-Répression apporte tout son soutien à Fabriziu, Antone et leurs proches. Il exige également leur acquittement et leur libération immédiate.

C.A.R. Pariggi

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Plus de 4 ans de préventive pour Fabrice Bacci et 3 ans pour Antone Pes, le CAR monte au créneau

 

 
Préventive à rallonge dénoncée par le Comité Anti Répression à l'occasion du Procès de Fabrice Bacci et Antone Pes

Le 22 février 2008 :  (  www.carcorica.com ) Lundi prochain débutera le procès de deux militants nationalistes devant la cour spéciale de Paris. Encore une fois, par l'expression d'une forme de justice que tout le monde s'accorde à dénoncer comme étant antidémocratique, ce sont deux enfants du peuple corse qui seront exposés à l'arbitraire de l'Etat français.

Fabriziu Bacci est en détention préventive depuis 1582 jours (4 ans et 4 mois). Antone Pès est en détention préventive depuis 1400 jours (3 ans et 10 mois).

Ce délai inadmissible n'est pas, nous en sommes persuadés, le fait d'un dysfonctionnement de la justice française, mais la volonté à chaque fois affirmée d'officialiser d'interminables préventives en exil carcéral pour les nationalistes corses. Est-il besoin ici de rappeler encore une fois que la France est hors-la-loi dans ce domaine ?

Il s'agit bien, par ces pratiques, de se livrer à un acharnement judiciaire et à des pressions psychologiques sur des militants et leur famille, car rien, en effet, ne peut justifier 1582 jours de déportation alors que pendant ce laps de temps ces jeunes corses n'ont vu en tout et pour tout que 5 fois le juge d'instruction.

Alors que la plupart du temps, les dossiers sont vides et que les accusés pourraient être acquittés, les juges condamnent à une peine couvrant à minima la durée de la détention préventive et les remises de peine. Ce procédé permet aux juges d'instruction et à la justice française d'allègrement faire fi de la présomption d'innocence et d'éviter les sanctions de la cour européenne de justice, et c'est bien le cas dans le procès qui va s'ouvrir ce début de semaine.

Le Comité Anti Répression, à travers le cas de Fabriziu Bacci et Antone Pès attire l'attention de tous les Corses et sollicite leur sens inné du rejet de l'injustice pour qu'enfin l'Etat français ne soit plus en mesure de bafouer les droits des prisonniers.

Nous tenons ici tout particulièrement à saluer le courage de ces deux militants qui, face à cette terrible situation, résistent à la grossière machination dont ils sont victimes. Dans ce dossier, en effet, certains dysfonctionnements policiers sont apparus, visant à tout prix à vouloir faire de ces deux hommes des boucs émissaires.

Le C.A.R. sera toujours aux côtés des patriotes incarcérés et victimes de la répression. Cette répression, nous le réaffirmons encore aujourd'hui, s'embarrasse de peu de scrupules et n'est certainement pas la solution politique que les Corses attendent.

Fabriziu Bacci et Antone Pès ont déjà passé de trop longues années en prison. Leur place est aux côtés de leur famille, avec le peuple corse.

A l'issue de ce procès un tout autre verdict que celui qui leur rendra la liberté ne peut être envisagé. Le contraire serait l'expression irraisonnée d'une véritable provocation.

Le C.A.R., à travers un de ses porte-parole, sera présent au cours de ce procès et avec lui c'est l'ensemble de ses militants et sympathisants qui leur apporte un soutien sans faille.

Libertà per Antone è Fabriziu

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Suite aux interpellations du mardi 19 février, rassemblement devant le commissariat à 20H30

Le 19 février 2008 :  (  www.carcorica.com )  De nouvelles arrestations désormais coutumières, sont  intervenues   dans la région ajaccienne et du Valincu. Elles concernent des militants et leurs compagnes qui depuis quelques mois sont régulièrement interpellés, placés en garde à vue, victimes de  perquisitions intempestives puis  systématiquement relâchés, ce qui confirme l’inutile acharnement  de l’appareil policier et judiciaire sur ces personnes.  Le CAR s’insurge contre  de tels procédés qui sont  de véritables  persécutions  et appel ses militants et sympathisants à se rassembler  ce soir à partir de 20h30 devant le commissariat d’Aiacciu. 

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